L’Adoline

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SOMMAIRE

 PLAN DE LA CITE JOUXTANT L'ALDOLINE

RESUME DE LA PIECE

LES HEROS DE L'HISTOIRE

EN REPETITION

CE QUE J'EN PENSE

CHANSON

SYNOPSYS

L'HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ATELLANES

ON PART DE QUOI ?

PLAN DE LA CITE JOUXTANT L'ALDOLINE

Du Français : la doline, devenu l'aldoline au grès du verbiage de nos anciens, l'aldoline représente un terrain vague, vaguement d'aventure et de vagues souvenirs.

RESUME DE LA PIECE

Dans une cité minière, une femme vient d'avoir des quintuplés, l'événement est suffisamment important pour que les médias s'en emparent.

Des enfants se sont crées un monde d'aventures sur et sous L’Aldoline.

Un religieux, défenseur des causes perdues obtient un permis de construire, avec un grand "P".

L'heureux père des quintuplés et des dix huit autres, va agrandir (il n'a pas le choix). Le maçon de la cité ; qui est aussi plombier, jardinier, carreleur, électricien, etc . va s'y employer à moindre frais.

Le commerçant, avec un grand "C" ; quasiment propriétaire de la ville (sauf de la mairie) s'est toujours vue refusé le droit de construire un parc d'attraction sur son terrain : L'Aldoline.

Remuez le tout, ajoutez un instituteur, des commères, un puissant Factotum de mairie avec un petit "F" , une couveuse à chatons . étouffeuse de chats . et vous obtiendrez une effervescence que ce quartier n'avait pas connu depuis que rapid’ d'Azincourt à gagné le challenge Merrieux.

LES HEROS DE L'HISTOIRE

Nordine BARAKA est :

Madame Veuve Pinchot (Née Bigot)

cacanette et mère de Bruno

Monsieur Marek  

Factotum de mairie

Madame Veuve Archi dite Madame Serge (Née Serge)

cacanette peu bavarde, fût mère

Bruno Pinchot

Chef de bande au royaume de L’Aldoline. Rêve d'être Ramsés II

Ehouais

oenologue, non violant

Abdel BARAKA est :

Madame Marek (Née Richalak)

cacanette et mère de personne (la pauvre)

Farid Benazzouz

Bras droit de Bruno. Rêve d'être fils unique

Madame Benazzouz Fatima

conteuse et mère au foyer avec beaucoup, beaucoup d'enfants

Monsieur Foulon

instituteur savant (Classes de CP, CE1, CE2, CM1, CM2 .)

Gilles

Technicien à la télé, 15 ans de métier.

Kadder BARAKA est :

Madame Veuve Archi dite Madame Serge (Née Serge)

cacanette peu bavarde, fût mère

Monsieur Ledda

Puissant propriétaire (Epicerie, Brasserie, Boulangerie, Droguerie .)

Burentutut

Bras droit de Farid. Ne rêve pas, il broute

L'Abbé Hoccine

poète engagé.

VDV (Né Van Der Vurt)

Vedette à la télé

EN REPETITION

Il est cinq heures du matin.

Le mineur de fond, sa musette sur le dos, enfourche sa mobylette, son petit phare rond me fait penser à une bougie sur laquelle on souffle; enfin le moteur pétarade et en un coup de reins précis l'homme débéquille l'engin qui s'élance en râlant vers le bout de la rue.

Mon père pédale encore quand il tourne, je le regarde, il fait froid, je rentre.

La cuisinière à charbon est rouge à mort, elle me fait penser à un malade.

La petite pièce surchauffée me donne l'impression d'être dans un désert ou il n'y aurait pas de vent.

Ma mère se penche sur le four de la cuisinière à charbon, elle souffle encore une fois sur la pâte à pain afin d'y enlever la farine en trop, elle referme le four et en se relevant je constate qu'elle aussi est rouge à mort, j’espère qu'elle n'est pas malade.

J'aime être le premier debout, j'ai l'impression d'être fils unique.

Le soir dans mon lit je fait tout ce que je peux pour ne pas m’endormir, je me réveille toujours à cause de l'odeur du café, sa fumée chaude et chargée monte par l’escalier trop étroit jusqu'à la chambrer, là elle se glisse sous la porte et vient imprégner la grosse couverture de laine trop petite mais si chaude.

Je me tire du lit comme d'un champ de mines, le Général à ma gauche bouge dans un grand bruit de bouche, je me raidis, le Sergent Grant lui n'a même pas sorti sa tête de dessous la bâche.

L’escalier craque d'un coup alors j’essaie de me faire encore plus léger, il n'est pas question de réveiller les filles .

Je suis un égoïste, ma mère est à moi tout seul, non je ne suis pas égoïste, je suis fils unique.

Le morceau de beurre fond doucement sur le pain chaud dans le désert.

Je suis rouge de bonheur, le câlin du matin n'est plus très loin.

Enfin elle s'assoit dans un grand soupir, elle souffle avant que la colonie ne se réveille et ne réclame son dû.

Sur son sein elle gratte doucement mes cheveux.

Je suis fils unique.

ABDEL BARAKA.

CE QUE J'EN PENSE

 

Une envie de faire de la direction d'acteurs.

Un projet avec mes frères : travailler à partir de notre passé d'enfants de mineurs.

Une envie de "retravailler" avec eux ont fait que je suis revenu pour le temps de la création de ET PUIS APRES ... en 1993

Je récidive pour combien de temps encore ? Mais le temps compte t-il quand on a encore des tas de choses à dire ?

Le temps de la création, où je ne dirige plus, mais joue avec mes frères. Ensuite, on verra ...

KADDER BARAKA

CHANSON

Toute ressemblance avec des gens, existants ou ayant existé, sera purement préméditée.
Tout en écoutant, tout en parlant, aux gens, couchés sur du papier, leurs mots les leurs avons noté.
Des joies, des peines et des truelles.
Une colline et des voisines.
Jardins, parpaings et des voisins.
L'épicerie, des pissenlits.
Café, citée et viande haché.

Rancoeur, humeur et petit beurre.
Des gens, des tics et des lyriques.
L'amour, les cours et les chicours.
Les mots en "our" c'est vachement lourd
Reste casbour et puis c'est tour.

C'est par une fin de journée, de mai,
que tout à commencé,
les langues se sont déliées.

SYNOPSYS

Une fin de matinée à la cité de la plaine, Mme Pinchot et Mme Marek pendent leur linge tandis que Mme Serge cherche son chat qu'elle a enterré dans son jardin. Mme Marek jette de temps en temps un oeil sur l'Adoline ou les enfants s’apprêtent à faire la guerre.

Mme pinchot apprend à Mme Marek que Mme Benazzouz est entrée à la maternité, c'est sa 19ème grossesse.

Farid est blessé par l'ennemi, mais c'est pour de vrai, il est emmené par Bruno au dispensaire.

Au café-épicerie-bazard de Mr Ledda, Mr Foulon et Mr Marek polémiquent sur l'Adoline, en effet le terrain qui appartient à Mr Ledda est dangereux, Mr ledda voudrait bien construire son parc d'attraction mais la Mairie ne veut rien savoir alors il ne recloturera pas.

La bande à Bruno est bien organisée, il est Ramsés II et l'Adoline est son royaume, pour preuve les souterrains qu'ils ont creusés, il y en a même un qui mène du QG souterrain à la tente qui se trouve dans le jardin des Benazzouz et qui sert de repli secret en cas de guerre.

Par manque de place, en été les quatres plus jeunes enfants de Mr Benazzouz sont contraints de dormir dans la tente. L'hiver, ils emménagent chez leur tante à Carchy-les-mines.

La télévision et Mr Van Der Vurt sont à la cité de la Plaine, Mme Benazzouz a mis au monde des quintuplés.

Mr l'Abbé Hoccine, défenseur des causes perdues, cri au scandale et à l’exiguïté de la maison et réclame auprès des instances municipales le droit d'accorder un permis de construire au plus vite, tout en demandant aux habitants de la cité et de toute la ville de faire preuve de solidarité, il lance le Hoccinoton ou " opération 5000 parpaings pour 5 enfants " .

Mr Ledda trouve injuste de ne pouvoir construire étant donné que son terrain présente les mêmes caractéristiques que le jardin sur lequel Mr Benazzouz va construire une pièce supplémentaire.
Il fait pression sur Mr Marek, factotum de mairie, tandis que Mr Foulon rêve que ses élèves ne jouent plus sur ce terrain dangereux.

Mr Benazzouz pense que la personne la plus qualifiée et la moins onéreuse pour la construction de sa "Veranda" est Mr Ehouais maçon-électricien-carreleur-jardinier de son quartier, qui est aussi amateur de vin rouge ou oenologue.

Les langues se délient et tout ce petit monde y va de son petit mot, bientôt les enfants apprennent que Ehouais va construire sur l'entrée secrète, il vont tout faire pour l'en empêcher. Mr Marek quant à lui est sur le point d'obtenir le fameux permis de construire qui permettrait à Mr Ledda de réaliser ses rêves: construire son parc, et prendre la Mairie.

Mme Benazzouz avec ses cinq nouveaux nés et ses autres enfants doit en plus supporter le maçon qui boit plus qu'il ne travaille.

Mme Serge veut voler un enfant à Mme Benazzouz .

Bruno est inquiet le secteur 8 risque de s'effondrer.

Farid pense qu'ils devraient utiliser les parpaings qui s'entassent dans la rue.

Mme Pinchot à obtenu un permis de construire, elle veut une Veranda.

Mme Marek est stérile et veut aussi une Veranda.

Mme Benazzouz demande au maçon d'attaquer les travaux dans le jardin.

Farid est affolé Ehouais va découvrir l'entrée secrète dans le jardin.

Mr Marek apporte une bonne nouvelle à Mr Ledda, l'obtention de son permis de construire est en cours.

Mr Ledda sort la maquette de son parc.

Mme Serge veut encore voler un enfant.

Mme Benazzouz est débordée

Ehouais boit à la bouteille.

Les Verandas se construisent dans les jardins des voisins.

Bruno réunit le grand conseil, l'heure est grave.

Des bulldozer envahissent L’Aldoline.

Ehouais tombe dans le tunnel de l'entrée secrète.

Les verandas des voisins sont construites.

Mme Benazzouz change les petits comme elle peut.

Mme Serge pleure son Roger qu'elle a étouffé.

Mr Ledda se présente aux élections.

Le parking souterrain du parc se termine.

Et l'histoire aussi.

L'HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ATELLANES

Kader et Bakir vont à la piscine, ce jour là comme chaque année à la même époque le bassin est vidé.

Il fait froid et la MJC de Henin-Beaumont est ouverte, ils entrent et font du théâtre parce qu’il y a un atelier de théâtre.

Très vite le théâtre prend la place de la piscine, jusqu'au jour ou ils décident de monter une compagnie de théâtre dans le quartier.

C'est entre copains et devant des copains qu'ils présentent leur premier spectacle en 1984 : "Bonjour les 10 gags ".

de 1985 à 1989, c'est une joyeuse bande qui se fait remarqué lors du festival "La scène est à nous " à Hem (59) et un metteur en scène décide de travailler avec eux. C'est l'époque "jeune auteur" :

- Le syndrome du cassoulet

- histoire d'anges

- dérapage contrôlé.

A la fin de l'année 1989, le groupe se structure en association et obtient de la Mairie une subvention annuelle de 12 000 Fr.

Les années 90 sont marquées par les départs de plusieurs éléments moteurs du groupent qui se professionnalisent (intermittents du spectacle).

Dans les années qui suivent, il restent les frères BARAKA qui se donnent comme priorité :

- la création collective (travail d'écriture)

- le développement d'ateliers d'expression (adultes et adolescents)

- la création d'une ligue régionale amateur du match d'improvisation (6 équipes).

Ces années sont aussi marquées par le besoin de se former et se perfectionner en participant à des stages :

- stages de danse

- travail du clown avec Gilles Defacques du Prato

- stages de cirque (jongleries, acrobatie) avec le cirque plume et le cirque du Docteur Paradi

- stages de percussion avec le Trio Maracassé

- stages de training et d'expression avec Guy Alloucherie du Ballatum Théâtre

- stage d'écriture avec Miniana dans le cadre du festival de Tours.

Aujourd'hui, la Compagnie Théâtrale Atellanes est représentée par la fratrie BARAKA. Les activités de l'association sont axées sur :

- Les festivals :

- Les Biennales (la F.O.L)

- Amateurs d'aventures (Théâtre de L'aventure)

- Festival inter_culturel de la Gayolle

- Festival d'Auchel

- Festival des pays du Nord (la baraque Foraine)

- Scènes d'automne (Manivelle Théâtre)

- Festival national de Tours (Festhéa), prix d'interprétation

- Festival international de Saint-Louis (Théatra), Louis d'or

- La diffusion des spectacles : deux spectacles sont disponibles :

- Un comédien pendu au décor

- Et puis après .

- Les interventions ponctuelles :

- spectacles de rues

- ateliers scolaires

- encadrement de stages de perfectionnement BAFA

 

Le besoin d'écrire et de créer à toujours été présent.

La création du spectacle "Et puis après .", confirme notre volonté d'écrire nos propres textes et de les travailler dans la rigueur que cela impose.

La création de L’Aldoline s'inscrit dans la continuité d'un travail entamé il y a dix ans.

Notre devise : rigueur et folie.

On part de quoi ?

Des souvenirs d'enfance : les jeux d'enfants, les familles, les voisins, les maisons...

les vraies histoires, une véranda qu'on construit, comme tout le monde, pour faire un peu de place pour les nouveaux nés, et celles qu'on invente dans les jeux d'enfants, à la maison, sur la doline, le terrain des aventures... Les Atelannes sont frères, Baraka et Montignynois, les souvenirs sont communs, pas leur mémoire, on compare...

Je leur demande d'écrire... Des narrations... Et puis des improvisations...Et puis encore de l'écriture...

Moi je suis là pour entendre, puis pour apprendre, pour comprendre et construire, avec eux...

une histoire, un spectacle...

Il y a dans tout ça beaucoup de plaisirs : celui d'être avec des amis, celui de se sentir invité à entrer dans tout un monde, celui d'entendre des histoires drôles ou passionnantes, celui encore de se revoir, soi, dans sa propre enfance. Le voyage commencé dans les corons, dans le double paysage des mines et de l'Algérie, se poursuit dans ma tête dans ma propre mémoire et se poursuivra à coup sûr dans celle de chacun.

Car la force, le talent des Baraka , c'est de savoir que ces événements qu'ils ont vécus dans leur cité sont extraordinaires, au moins autant que ceux qu'on pourrait vivre dans des pays lointains...Que tous ces personnages si pittoresques qu'ils nous présentent doivent autant à la réalité qu'à leur plaisir de vivre là où ils sont. Et là où ils sont il ne peut y avoir d'anonymes, de gens banaux, sans intérêt. Et ce contentement stimule l'imaginaire. Les Baraka aiment leur patelin, leur patois presque autant que leurs parents. Ca n'empêche pas le rire, au contraire, mais ça lui donne un sens. Les Baraka sont tranquilles avec leur mémoire et leur double origine. Mieux, ils en jouissent. Pour notre profit.

Jean-Maurice Boudeulle